JULIETTE JEMM

MOTTO BLONDE

POP

JEUDI 28 NOVEMBRE 2019 - EP

BIOGRAPHIE

Juliette Jemm dévoile Motto Blonde, son Ep de trois titres et 2 remix, qui, en plus de l’invitation à danser de Motto Blonde, regroupe deux autre chansons electro-pop, véhicules d’émotions ironiques basées sur les souvenirs ramenés du Japon pour l’une, et invitation à la sororité contemporaine pour l’autre. 

Motto Blonde est la première chanson que Juliette a composé avant même que Juliette Jemm, ou même l’idée de se lancer dans une carrière pop en solo la touche. Hymne absurde et burlesque à se réaliser dans n’importe quelle chose que ce soit qui nous botte, même si ce n’est qu’une couleur de cheveux, cette chanson donne envie de scander les paroles en français comme sur une chanson de Yelle, et de danser, comme sur l’Aventurier d’Indochine, avec ses arrangements d’instru eighties produit en pensant à Tom Tom Club, et en collaboration avec  Shohei Narabe, producteur de musique Japonais qui a notamment assuré la tournée des stades et la production d’albums de groupes et de chanteurs populaires de pop-rock japonaise dans les années 90, tels que Kome Kome Club et Naomi Tamura. 

Motto Blonde, en version française, est donc un appel dansant à célébrer les femmes normales, ces superwomenscomme les autres. Son refrain Motto Blonde entêtant – motto signifiant « plus »  en japonais – vous restera dans la tête pour de bon. Le clip qui accompagne le single, réalisé par le studio Wildbee sous la direction chorégraphique de la chorégraphe de danse contemporaine Julia Bou, dans une mise en scène entre pop culture et danse minimaliste, est à la fois une déclaration de guerre au manque de confiance mondial et une  interpellation satirique des stéréotypes qui nous collent à la peau. 

Juliette, depuis qu’elle collabore avec des producteurs aguerris, se rapproche d’un son plus proche de l’esthétique de la pop scandinave à la Tove Lo  ou encore à la Skott pour le prochain EP à venir en 2020…


Le titre suivant, Mes très chères soeurs, est un appel cristallin et sans ambages à la sororité, sur le thème de l’emprise amoureuse et affective, qui est un des pièges récurrent que les femmes sont souvent amenées à contourner dans le cours de leur vie. Les premières paroles sont sans équivoque: « L’amour est une prison. Cette maîtresse console son amant… ». Cette chanson lui a été inspirée par la lecture publique par Chloé Delaume de son essai Mes bien chères soeurs, le 8 mars 2019, et qui constitue un manifeste puissant de « la quatrième vague féministe (…) : non plus des militantes, mais des femmes ordinaires ». C’est Benjamin Beaulieu, ex-batteur des Black Strobe, le groupe blues-rock-électro-boogie de Arnaud Rebotini, qui est en charge de la production et qui emmène cette chanson dans des paysages sonores définitivement plus électro-pop. 

Le titre qui conclue cet album est produit dans la même veine électro-pop que le précédent, mais il est bien plus barré. Intitulé Sayonara Nippon, Juliette l’a structuré à partir de samples de voix marrant et strident. A la base censé être une instru, c’est son producteur japonais qui l’a poussée à poser des paroles dessus. Le résultat est un délire parano et grinçant, aux harmonies orientalisantes, sur l’effet que produit 8 ans de Japon sur la santé mentale d’une française à Tokyo.   

Il faut donc jeter un coup d’œil au clip de Motto Blonde, dans lequel Juliette Jemm fait péter les perruques, les paillettes, les copines, et les effets spéciaux vintage, et dans lequel elle réussit la prouesse artistique de tourner un clip non kitch avec une esthétique kitch.