Julie Lambert alias Ruby A

Illusionary exile

folk

VENDREDI 6 NOVEMBRE 2020 - ALBUM

LE PROJET

Julie Lambert alias Ruby A est une chanteuse new-yorkaise multi-instrumentiste installée en France qui confirme sa trajectoire hors limites des frontières avec son troisième LP, “Illusionary Exile”.
Apres deux  LP’s de titres originaux du genre folk, cette artiste americano-française produit son troisième album d’un genre inclassable où tous styles folk/pop des années ’70  et ‘80 confondus, se rejoignent sous le signe de la fraicheur, de l’authenticité. La lignée desartistescomme Joni Mitchell, John Lennon,  Suzanne Vega, Tracy Chapman, Ben Harper ou encore Björk qui ont porté la flamme d’une écriture sans pudeur, est perpétué dans ses 11 titres.

Des racines indéniablement “folk” donc, de par les textes à fleur de peau, voire provocateurs, viennent s’entrelacer aux arrangements acoustiques de la guitare et se nourrir insatiablement des influences jazz, blues, rap, ou  électro/pop de ses musiciens. Des envolées de chorus ponctuent  des couplets de chansons aussi variées en genre que changeants d’humeur.

Si les sons lisses des soft blues des années 70’s sont évoqués dès le premier titre, la sortie en pédale loop “transe”  vient apporter une touche novatrice et originale. On y retrouve une voix soul, limpide, ponctuée de mordants, avec une certaine désinvolture, relatant des textes simples qui abordent la Vie : l’amour, la nature, notre lien avec l’univers. Sa chanson-titre “Illusionary Exile” s’épargne pendant quelques instants de tout besoin d’harmonie avec sa plage “free” en catalyseur pour laisser place à la poésie et la mélancolie rêveuse d’un album plein de messages et d’inspirations.

Ici, aucune émotion n’est taboue. A travers chaque piste de son œuvre, elle nous fait vagabonder entre chagrin et nostalgie, légèreté et indignation, confusion et frustration, sans peur. Parsemées des  percussions qui lui tombent littéralement sous la main, et des sons synthétisés, Ruby A nous offre une aude à la musique, certes, mais aussi à la nature (humaine). La couverture de l’album conçue par le graphiste/ plasticien Jean-Marc Saint Paul en est reflet palpable, telle une extension des émotions explorées.